« Sans Titre » de Joyce Metsadjio
Katanga, fameuse province à l’ouest du pays . De ses habitants paysans où seul l’agriculture et l’élevage battent leur plein. Les produits agricoles et de volailles sont écoulés dans un petit marché de la place . La vie au Katanga est très difficile en fonction de l’état des routes,l’approvisionnement en eau potable,l’aridité des sols ,les catastrophes naturelles et même les habitats accidentés. Il a à sa tête un gouverneur blanc avec des subalternes locaux qui n’ont presque pas la parole. Dans cette contrée, les femmes n’ont pas assez accès à l’éducation ,elles doivent être des maîtresses de maison et faire des enfants car selon nos parents l’éducation pouvait retirer ce que de précieux leur filles avaient. Alors c’est cette province qui m’a recueillie ,nourrie et élevée. J’ai plein de souvenirs de l’époque ,quand au clair de lune on écoutais attentivement le griot autour d’un feu bien enflammé et ceux qui essayaient de s’endormir était vite éclairés par la flamme. Je me rappelle encore de nos jeux dans le marigot du village quand le Week-end on allais laver les habits. En groupe de jeune fille chacun mettais son meilleur pagne et sous vêtement destinés à la nage. Quand j’y pense j’ai la nostalgie du temps écoulé.
En avril 1959 je suis malheureusement tombé amoureuse d’un jeune homme de la classe .on étais en Première. Le fait est que mes parents m’ont exceptionnellement envoyé à l’école pour tenir mes cadets quand il ne seront plus. J’avais 14 ans c’est vrai j’étais très jeune pour mon niveau et littéraire j’ai choisi être par vocation. L’école sous l’arbre tel on l’appelais . Quand j’ai vu Éden pour une première je suis follement fall in love de ce que je voyais. Éden avait 15 ans mon aîné d’une année,aînée d’une famille polygame de trois femme et douze enfants. Il était largement pris par ses études et ses ambitions je n’avais vraiment pas de chance. Je l’ai gardé dans mon cœur et mes rêves sans avoir la force de lui dire mot et jour pour jour je faisais des stratégies et dans mon subconscient résonnait les paroles de Jean Paul Sartre qui disait << Tout moyens sont bons pourvus qu’il soit efficace >>.
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Joyce Metsadjio
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